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…et un léger cramage de CB. Déjà, comme tu le sais, en ce moment mon planning se résume en un stress total, je ne dors pas beaucoup et je fume l’équivalent d’un champs d’OGM. Au final, il fallait que je cale, dont ce matin. Je décide une fois levé et aprés une crise d’hystérie qu’aujourd’hui il faut que j’aille faire un peu de shopping…alors qu’il y a une tempête de pluie. J’enfile mon imper’ vinyle merdique qui fait classe, je me tartine d’anti-cernes et me casse de chez moi avec un bout de melon dans le ventre. Aujourd’hui c’est hard-core, je suis d’une humeur à casser la gueule à tout le monde. Y a des jours comme ça que tu dois connaître. C’est au point où, je ne peux même pas formuler une pensée agréable mais seulement des trucs où je suis entrain d’engueuler n’importe qui. Superstition d’une seconde : je me dis que ça va forcement m’attirer des cons ou des situations néfastes à mon équilibre qui d’ailleurs, en fait, n’existe pas. Je vais voir ce jean Seven dont j’avais parlé, taille haute et boot cuts. J’arrive dans la boutique, je choppe le jeans, une vendeuse me saute dessus et me dit d’aller voir aussi les soldes là-bas, ils ont ma taille. Tiens j’en choppe deux mais je m’en fout, today c’est shopping. Alors, le truc qui commence mal, hormis mon état d’implosion dont je ne peux te faire part des méandres, j’ai pensé à mettre un slim avec des bottes où s’y cache deux chaussettes super galère à enlever. La cabine est petite et vas-y que je me cogne et trébuche pour enlever MON BAS, la vendeuse-censue raboulle, « Are you OK? »…ouais. Tu parles. D’abord le slim en solde, les jambes ok mais au fesses c’est naze. C’est ce qui fait qu’un jean est mal coupé, c’est aux fesses qu’il faut regarder. Truc de filles et truc de mec. Pour l’enlever, ma culotte part avec, je fini par devenir violente. Je ne parlerais pas du deuxième c’est pareil. Et puis mon jean, le Seven, il est cool ( oauis il est ample). Je sors de la cabine pieds nus vers les chaussures à talons pour en chopper une, manière de voir comment ça fait avec un taille haute, c’est sympa, mais la pompe non merci (c’est une Belle de S. Morisson). La vendeuse capte, biensûr elle m’épie, elle est vendeuse aux USA. Elle se ramène avec deux boîtes à chaussures, comme ça, je n’ai rien demandé. Je veux juste qu’elle me mette des épingles pour l’ourlet. Elle prends des épingles et me demande si je compte porter des Flats, je dis oui et je vais chercher mes bottes et là, elle se casse avec un lâché de « attends moi je sais, je m’occupe de toi, tu vas voir tu vas adorer.. » et me fout une boîte énorme avec des bottes pourraves qu’elle me sort comme au juste prix. Je crois qu’elle a décidée de me vendre des pompes. Oui c’est le cas. Je relève ma robe noire au moment ou elle se met à se tortiller en déboutonant son pantalon (en plus elle est branque) en me crachant, « excusez-moi je me sens serré dans jeans ». Dans ma tête il ne se passe rien, je te rappelle que je suis aussi anesthésié par la fatigue. Elle fini par m’épingler mon jean, avec mes bottes c’est moche, j’ai intérêt de porter des flats, choses impossible vu le froid et la pluie qu’on va se taper dans quelque jours.

Bref, je paye, laisse le jeans pour la retouche et demande un paquet cadeaux (et oui je vieilli officiellement mardi) prends le ticket pour un nouveau passage samedi.

Dans le métro, je me dis que j’ai acheté l’idée d’avoir acheté puisque je m’étonne de ne pas avoir un sac en plastique avec moi. Je sors à Prince St, direction deux métres dans Dean and Deluca faire une dépense de thé, j’ai faim, j’avale des lentilles chéros, debout face au vide de la rue. Direction Nolita-Soho, je voulais essayer les Chie Mihara talons bleu (que je veux en marron) y a plus. Quand on trouve un truc : il faut le prendre de suite. D’ailleurs, la robe Peter Jensen n’existe plus, la salope qui l’a prise je lui souhaite d’avoir une angine et une infection vaginale. Je tombe sur un pic à cheveux vintage, rien de terrible mais sympa pour mes cheveux en bataille, le prix? $95. Pour un bout de feraille et une boule orange en plastic, il ne faut pas me prendre pour une débille non plus. Par contre, j’ai trouvé un foulard en soie, trés long, gris et violet qui pète. J’en cherchais un comme ça, pas le coup de coeur mais ma raison ma poussée à mes sentiments, tu trouves, tu veux, tu prends (je confirme qu’aprés une heure, il est vachement bien). Et puis, en me balladant je tombe sur Max azria, j’aime ce qu’il font. J’y ai vue des trucs vraiment bien, comme un parka noir avec une coupe d’enfer, bien imperméabilisé, une espèce de cape plissé sur l’arrière…bref, trés trés intérréssant. Le prix, je n’ai pas regardé. Et puis, si vous avez l’occasion d’aller voir chez Tibi, ils font des soldes, j’ai vu un manteau (tout au fond) noir et blanc, épais et trés bien coupé.

Bilan : je suis rentré avec l’idée d’un jeans, un foulard, une boîte à bijoux kitch mais canon, trois assiettes desserts topissimes et deux petits verres de chez Antropologie. La déco chez eux est vraiment sympa, mais les prix sont un peu excessifs. Lorsque je repense aux chaînes Françaises de déco, on y fait de meilleure affaires.

Et puis n’ayant rien bu de la journée, mon chérie me tend un verre de vin et là, je suis entrain de vous écrire.

PS: vous aurez des photos de tout ça trés bientôt.

PS: si tu es fatigué, ne porte pas un slim et je te confirme que faire du shopping: c’est bien. Même si tu n’achètes rien, voir ce qu’il se passe dans une boutique, ça détend. Oui, justement ce n’est pas compliqué.

PS : comme c’est long, j’en rajoute : merci les filles pour vos comment et surtout à ce jeune homme qui m’a surprise. Je vais aller fouiner chez les mecs, je t’en toucherai deux mots!

PS de la finale: si vous travaillez dans un magazine, dites le moi, on va discuter…

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Il y a des boutiques devant lesquelles on s’arrête, on lèche regarde la vitrine, on y entre en se disant  » je vais juste y jeter un coup d’oeil » comme ça, juste pour rêver un peu sur des pièces que l’on ne pourra pas s’offrir plutôt se faire offrir et rentrer chez soi dégouté avec des idées cadeaux en vue pour les deux potentiels événements de l’année. Il y en a d’autres où l’on ne regarde pas l’entrée mais plutôt le fond du magasin ou de la cabine avec trente-six trucs, de la fringue qui colle avec notre CB (le découvert compte aussi) ou du moins que l’étiquette de chaque it-trucs affiche un prix magique. Grande estase.

 

 

Par contre, il y a celles que l’on n’ose pas regarder parce que la devanture est d’un super design, trop chic, trop de bon goût d’un coup, on va trés vite souffrir de voir concrètement en vrai des cuirs sublimes, de la mousseline, de la robe bien taillée dans un cashemire d’où le tient que tu vénères devient subitement pourrie une petite chose qui n’existe pas, alors on tourne la tête, on s’essouffle et par la même occasion, on évite aussi de voir la salle tronche du vigil à l’entrée qui nous mate déjà comme une plouc. En plus, il est moche. Alors, avec cette idée de boutiques de Luxe en forme d’écrin où on ne peux pas y entrer sans faire partie du dressing code qui dit « moi, j’ai des moyens insoupçonnables, j’ai donc le droit de voir du beau sans qu’on me regarde de travers » ou simplement parce qu’on se résigne d’y mettre un pied et bien, j’ai une anectote à ce propos.

 

Je devais avoir 16 ou 17 ans lorsque j’ai franchi insoupçonnablement le seuil d’une boutique de créateurs de luxe. A force de passer devant, je me suis dis qu’il fallait bien que j’y entre un jour, en plus c’est les soldes, c’est le moment, allez j’y vais. La boutique proposait du Gaultier, de l’Alaïa ect… l’intérieur était blanc, je ne me rappelle plus des détails mais tout était bien agencé. Et là, je tombe sur un blazer lit de vin complétement éxubérant, trés couture, avec un col de dentelles énormes, vraiment magnifique mais bien évidement, sans occasions spéciales (surtout à cet âge) : dur à porter. Je l’esssaye. Il me va à mourrir, taillé sur mesure, les clientes se tournent et me complimentent…je me tâte, éblouie et décidée, je réfléchi. Pas sufisament pour ne pas le prendre. Je fais quatre chèques où même la vendeuse me dit que l’on ne rédige pas un chèque avec un stylo plume une encre qui s’efface mais avec un bic par exemple (par sécurité), j’en apprends déjà des choses ici, le prix de ma veste est de 4000 francs, ouille! imaginez, c’était il y a quand même 12 ans et en plus je n’avais pas mes parents derrière moi, je me finançais toute seule. Pas de panique dans mon crâne, je savais ce que cela me coûtais (trés cher), j’hésitai mais pas trop, ce n’est qu’un choix à prendre et comme j’ai eu un coup de coeur pour cette étoffe, elle en vaut la peine, me dis-je.

 

 

Je me retrouve donc dans la rue avec mon gros sac blanc griffé, il pleut des cordes. Je crois que dans les 25 mn qui ont suivis l’affaire j’ai commencé par me dire que sur mes quatres chèques (peut être cinq, je ne sais plus) que j’ai donnés, je n’aurais rien pour les quatres mois à venir. Rien de rien. Bon j’étais nourri, logé mais quand même bye bye les sorties. Et puis, oui, cette veste me plaît, elle est là dans ma main, sous la pluie avec moi comme une conne. Et puis quand vais-je la porter? à qu’elle occasion? je la possède elle, objet de mon désir. Oui biensûr et alors? je doute, mes idées sont courtes. Je m’arrête à une cabine (merci, les portables débarquaient à peine à l’époque), j’appelle ma tante qui a connu une fois un craquage compulsif sur une chaine de salon, à 20.000 frcs. Bon, elle a encore la chaine. Je lui raconte, en gros, elle se marre et me dit qu’il vaut mieux rapporter mon achat à la boutique. Ouais, je suis retourné sur mes pas, je ne me rappelle pas de la pluie, c’est comme un trou noir, je suis entré dans la boutique sans même voir la vitrine. La vendeuse ne m’a pas regardée de travers et suis reparti en me disant que j’allais faire la bringue ce week-end avec mes potes.

 

C’était ma première petite leçon de mode.

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